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Un marché de l'occasion
qui se redresse
Il y a un "avant" et un "après" Nanterre. Les tragiques évènements de mars 2002 ont alerté les autorités sur le problème de la détention illégale d'armes de 1ère et 4ème catégorie. On est revenu soudainement à une stricte application de la loi. Les autorités préfectorales ont enjoint aux possesseurs d'armes non munis de leurs autorisations de se mettre en règle, c'est à dire de venir déposer leur matériel dans les gendarmeries, ou chez les armuriers pour ceux qui pensaient détenir un objet monnayable. Le marché a été instantanément accablé par un afflux d'armes qui a durablement encombré le circuit de distribution. S'en est suivie une décote très sensible, puisque, s'il est admis qu'une arme en bon état vaut la moitié du prix du neuf, on était tombé début 2003 à une décote de 70 à 80%.
Cet excès d'offre est aujourd'hui à peu près résorbé et les prix sont stabilisé
Apprécier l'état d'une arme
Nous fournissons pour chaque référence
4 niveaux de prix.
1) Le prix du neuf tel qu'il apparaît communément sur le marché chez les revendeurs et importateurs.
2) Dès lors qu'elle est vendue, une arme subit une décote automatique d'environ 50% de sa valeur. Cette décote est influencée par l'approvisionnement et la demande exercée sur un modèle : un bon modèle très demandé verra sa cote sensiblement améliorée, à l'inverse un modèle de qualité moyenne faiblement demandé en neuf sera plus fortement décoté. La cote
"Occasion 1" concerne des armes en état neuf sans aucune dégradation.
3) La cote "Occasion 2" concerne des armes en état d'usage, des armes qui fonctionnent bien donc, mais qui ont subi des altérations.
4) La cote "Occasion 3" porte sur des modèles qui ont subi des altérations sérieuses et qui nécessitent des réparations.
ACCEDEZ A L'ARGUS
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Les points que vous devrez
observer
L'état général d'une arme s'apprécie d'un coup d'œil. C'est une addition de petits détails (absence de rayure, bronzage de l'arme, etc…) qui vont impressionner favorablement votre rétine. Ce constat étant fait vous porterez plus particulièrement votre attention sur les points suivants :
- état du bronzage
- présence de rayures, de coups
- gonflement de la chambre
- état du canon (état de l'âme, des rayures, canon piqué, etc…)
- canon blanchi (courant pour les armes portées en étui)
- canon emplombé (résidus de plomb dans l'âme)
- pour les crosses en bois, présence de coups sur la crosse
- remise en état, rebronzage (risque de suspicion sur l'arme qui en a été l'objet)
- état de la hausse et du guidon
- enfoncement de la cuvette du percuteur sur les revolvers
- blanchissement des portées sur un automatique
- jeu excessif dans le barillet
- jeu excessif dans le canon et la culasse
Si votre arme passe sans encombre tous ces examens elle rentre dans le niveau de prix "Occasion 1". Mérite-t-elle le label "état neuf"? Vous en discuterez entre vendeur et acheteur.
Certains des dommages évoqués sont sans gravité : rayures, blanchiment du canon, présence de coups sur la crosse font tomber votre arme dans la catégorie "état d'usage" et lui attribuent la cote "Occasion 2".
En dernier lieu, si votre arme nécessite des travaux sérieux et une remise en état, elle relève de la catégorie "Occasion 3".
En cas de doute, n'hésitez pas à vous rendre chez un professionnel : dans la plupart des cas, il saura en peu de temps vous donner une estimation raisonnable.
En dernier lieu, n'oubliez pas que la transaction devra être conclue devant un officier de police judiciaire ou un armurier.
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